TPE : Drogues hallucinogènes
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  Introduction
  I. L'origine des drogues
  => 1. Les origines naturelles
  => 2. L'économie de la drogue
  => 3. L'histoire des drogues naturelles hallucinogènes
  II. La chimie des drogues hallucinogènes
  III. Les effets des différentes substances sur l'organisme
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3. L'histoire des drogues naturelles hallucinogènes


3. L'histoire des drogues naturelles hallucinogènes.

   Comme nous l'avons déjà vu, les drogues naturelles ont déjà été utilisées dans l'histoire précoce des peuples pour des raisons médicales, des rites religieux. Près d'une vingtaine de végétaux ayant des propriétés psychoactives sont connus et tous les principes actifs responsables de leurs effets ont été identifiés. Aujourd'hui, on a établi les caractéristiques moléculaires et le mode d'action sur l'organisme des presque cent cinquante substances psychoactives naturelles ou synthétiques de base.
   De nombreuses plantes hallucinogènes, comme les champignons ou le yage, ont été ou sont encore utilisées par de multiples populations disséminées sur tous les continents à des fins principalement religieux, mais aussi thérapeutiques Il s'agit de rituels d'origine très ancienne, parfois encore pratiqués, comme l'utilisation de l'amanite tue-mouche en Sibérie, celle du peyotl en Amérique, celle des psilocybes ou des graines de liseron en Amérique latine, etc. 
   On a retrouvé des traces très anciennes d'utilisation des champignons magiques, et ce dans diverses cultures. Ils font encore l'objet d'une utilisation chamanique en Amérique latine notamment. Ils sont alors qualifiés de "champignons sacrés" ou "chair des dieux". On leurs prêtaient alors des vertus enthéogènes. C'est à dire qu'il permettent d'être possédé par Dieu ou par des esprits.

                   
   
   Mais de très nombreux hallucinogènes ont été utilisés au cours du temps. En voici quelques exemples :

   - AMANITE TUE MOUCHES ou AMANITA MUSCARIA. C'est un champignon hallucinogène appartenant à la famille des Agaricacées, comme le champignon de Paris. Il est largement répandu dans l’hémisphère nord.
 Elle exerce trois actions principales. La plus connue est sa toxicitité, due à la présence de muscarine et d'acide iboténique. Mais elle est aussi faiblement hallucinogène, sédative et hypnotique.

                                         

   L'amanite, qui est connu depuis près de 3 500 ans, est peut-être le premier champignon hallucinogène a avoir été utilisée. Les Mayas en connaissaient l'existence. Il a été utilisé, et l'est encore dans certaines tribus, en Sibérie ainsi qu'au Kamtchatka lors de rites chamaniques en vue de ses vertus enthéogènes. 
   En Europe, jusqu'au XIXème siècle, on le croyait d'une toxicité mortelle au même titre que l'amanite phalloïde.
   Ce champignon tient son nom de son histoire. En effet, il fut utilisé comme insecticide contre les mouches. On mélangeait alors son jus avec du lait, ce qui le rendait toxique pour les mouches. Le mot "amanite" signifie dans plusieurs langues "qui tue les mouches".

   En Sibérie, le climat très hostile ne permet pas à beaucoup de végétaux de pousser. Ce qui fait de l'amanite tue-mouches le seul végétal possédant des propriétés psychotropes capable d'y pousser. Mais elles n'y étaient pas abondantes, ce qui lui donnait une valeur marchande très importante. Consommée fraiche, ses propriétés hallucinogènes ne sont que très peu présentes pour une toxicité élevée. 
C'est pourquoi elle était coupée et séchée avant d'être consommée. Car, en effet, le séchage permet la transformation de l'acide iboténique, qui rend le champignon toxique, en muscimol, alcaloïde hallucinogène. L'amanite était consommée collectivement lors de rites chamaniques. La rareté du champignon donnait lieu à une pratique très étonnante : la consommation d'urine. Les alcaloïde responsables des hallucinations se retrouvent rapidement dans l'urine, ce qui donnait à cette dernière les mêmes effets que le champignon.
Le champignon était surtout utilisé par les chamans pour entrer en contact avec les esprits comme le font de nombreuses tribus avec diverses plantes hallucinogènes. 

   - PEYOTL ou ECHINOCACTUS WILLIAMSII. C'est un petit cactus appartenant à la famille des Cactacées. Le peyotl, tout comme l'amanite tue-mouches, exerce trois actions principales. En effet, il contient une quinzaine d'alcaloïdes. Le principal est la mercaline qui est responsable des effets hallucinogènes. Quelques alcaloïdes ont des effets sédatifs, comme, par exemple, l'anhaloine et la peyotline. Mais certains sont toxiques, comme la lophophorine.

                    

   Le peyotl est connu depuis au moins 3 000 ans. En effet, des réserves de cactus ont été découvertes dans des grottes du Texas habité il y a 3 000 ans. Les Huichols, peuple Indien de la Sierra Madre, pourtant situé à plusieurs centaines de kilomètres des zones où pousse le cactus, vénèrent ce cactus au même titre que le maïs ou le daim. Ils les considèrent comme étant de nature divine, ils symbolisent le dieu des vents responsable de la communication entre l'homme et les dieux. La récolte est considérée comme un pèlerinage annuel à la fin de la saison des pluies, la "chasse" au peyotl.

   Il est consommé de différentes façons. Lors de la "chasse", des tranches fraîches sont mâchées. Mais il est aussi consommé séché. Dans ce cas les tranches ont pris une forme de bouton, les "mescal buttons". Sous cette forme ils sont principalement consommés lors de cérémonies importantes. Mais aussi comme remède contre les morsures de serpents.
   L'ensemble des cérémonies religieuses concernant le peyotl occupe quatre mois de l'année. Ce qui montre bien le caractère sacré de ce cactus.
   Ils n'utilisent pas le peyotl comme une drogue sensorielle. Ils le consomment toujours en groupe, dans le cadre de cérémonies religieuses.

   - CHAMPIGNIONS A PSILOCYBINES. Il existe plusieurs centaines de milliers d'espèces de champignons, pour seulement deux douzaines environ qui produisent de la psilocybine, un puissant alcaloïde hallucinogène. Ces quelques espèces sont divisées en trois genres, les psilocybes, les strophaires et Panéole qui font partie de l’ordre des Agaricales (comme le champignon de Paris).

      ♦ PSILOCYBES : 

   Les psilocybes comportent plusieurs dizaines d’espèces dont une quinzaine ont des propriétés hallucinogènes. Ce sont des champignons qui poussent sur de nombreuses parties du monde. Elles sont connues et utilisées en Amérique latine lors de rites chamaniques depuis plusieurs millénaires. L’espèce la plus consommée, "Psilocybe mexicana", est très répandue en Amérique central. Elle est de petite taille et pousse toujours en groupe. Les psilocybes ont une croissance relativement lente, qui peut durer jusqu'à deux à trois semaines.

             - Psilocybe mexicana :

                  

      ♦ PANEOLES
:

   Les panéoles appartiennent à l'ordre des Agaricales. Bien que certaines de ces espèces, comme "les Panaeolus campanulatus" sont considérées comme hallucinogènes, elles ne sont pas consommées du fait de la présence irrégulière d'alcaloïdes hallucinogènes.

               - Panaeolus campanulatus :

                   

      ♦ STROPHAIRES :

   Les strophaires sont des champignons basidiomycètes appartenant à la famille des strophariacées. Certains sont hallucinogènes comme, par exemple, les "strapharia cubensis". Il pousse dans les prairies humides des zones intertropicales. Il est fortement hallucinogène du fait de son haut taux de psilocybine. Il peut atteindre jusqu'à 0.6%. Il est le champignion hallucinogène le plus consommé, dû en partie à sa facilité de culture.

          - Strapharia cubensis :

                
 
   Les champignons à psylocybines ont été utilisés et le sont encore dans les rituels chamaniques au même titre que la quasi-totalité des plantes hallucinogènes.


   Ainsi, une drogue, ou plutôt substance psychoactive, est n'importe quelle substance, qui, lorsqu'elle est introduite dans un organisme vivant, peut modifier une ou plusieurs de ses fonctions. La drogue peut apporter un soulagement temporaire, une sensation d'épanouissement, d'élargissement de son esprit. Mais leur illégalité n'est pas là sans raison. En effet, elles dégradent l'organisme, le mental. Elles TUENT. Alors pourquoi l'Homme en consomment-ils? Tout simplement car c'est dans sa nature. Nous ne traitons pas tout le monde de toxicomanes, mais l'Homme a depuis toujours le besoin d'explorer l'environnement qui l'entoure. Cela a permis à l'Homme de distinguer très tôt les plantes commestibles des plantes toxiques, d'identifier celles possèdant des propriétés intéressantes, notamment thérapeutiques. Il n'y a pas de drogue sans Homme. En effet, les autres animaux ne consomment pas de plantes modifiant leurs fonctions motrices ou psychiques. Leur vie en dépend.
 

   II. La chimie des drogues hallucinogènes

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Disciplines concernées :

- Chimie.
- Sciences et vie de la Terre.

 
Présenté par :  
  MEYER Nicolas
BLANC Sébastien
 
Professeurs encadrants :  
 
- de sciences et vie de la Terre :
Mme STEPHAN
- de physique chimie :
M. LAVARENNE

 
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